Bretagne, région de thalasso et cure thermale

La presque-île armoricaine offre un éventail infni de paysages. D'un côté les plages et les côtes de l'armor, le pays de la mer. De l'autre, les landes et les forêts de l'Argoat, le pays des bois. Un contraste saisissant qui met en lumière toute la richesse du patrimoine naturel breton.

En Bretagne, la mer n'est jamais bien loin : à peine 150 km séparent les littoraux nord et sud de la péninsule. Son influence se fait sentir partout. D'où ce climat océanique, à la fois doux et humide. Du Mont-Saint-Michel à Penestin, le littoral breton déroule une côte en festons. Un festin pour les yeux.

Terre du bout du monde, la Bretagne abrite des rivages tour à tour majestueux et intimistes, refuges choyés des randonneurs et d'une faune abondante.

Du nord au sud, les sentiers qui longent le littoral embrassent une infinie diversité de formes.. Aux silhouettes fantaisistes et douces des rochers de la côte de Granit rose succèdent les récifs accidentés de la côte des Abers.

Battue par les marées, la côte bretonne supporte un marnage de cinq à douze mètres selon les endroits et les saisons. Terre de contrastes, la Bretagne abrite en conséquence des reliefs très différents, alternance de caps et de plages. Plus abritée, la côte sud se découpe en pointillé comme un harmonieux entrelacs de grèves, d'anses et de récifs. Au large, les îles bretonnes conservent jalousement leur personnalité, leur faune et leur flore endémiques.

Aux frontières de l'Armor s'étendent les reliefs accidentés, les pâturages et les landes de l'Argoat. Au centre se dresse le Massif armoricain, chaîne montagneuse de schiste et de granit, aux formes douces mais parfois très marquées.

Au cœur du Parc naturel régional d'Armorique, les monts d'Arrée dessinent leur silhouette érodée. De Locronan à Malestroit, les Montagnes noires forment l'autre épine dorsale de la région...

Entre Pontivy et Port-Louis, la rivière du Blavet serpente entre les tourbières et les plaines du bocage, à l'ombre des chênes centenaires et des pins maritimes.

Entre terre...

La Bretagne était à l’origine couverte d’une immense forêt. Peu à peu la colonisation humaine a réduit cette présence pour n’épargner finalement que 10% de la surface totale. Mais les nombreux bois, répartis le long des vallées ou sur les plateaux, et les talus abondamment plantés d’arbres, donnent une impression générale de pays boisé.

Menhir BretagneBrocéliande est le nom mythique de l’actuelle forêt de Paimpont, située au coeur de la Bretagne. Cette forêt, qui s’étend aujourd’hui sur 7000 hectares, recouvrait l’Armorique jusqu’au Moyen Age. Elle est le siège de nombreuses légendes de l’imaginaire celte : Merlin et Viviane, le roi Arthur et ses chevaliers… Les paysages de cette forêt sont très variés, car elle est entrecoupée de failles et de vallées, et semée d’étangs.

La Bretagne doit aux bocages sont apparence boisée. Le maillage typique du paysage breton par les talus constitue le bocage breton et quadrille les terres en petits champs cultivés entourés de haies vives.

S’étirant sur 60 km, du Menez Hom jusqu’à l’est de Gourin (en Finistère), les montagnes Noires doivent leur nom aux forêts denses qui les couvraient autrefois. Le massif est vieux de 330 millions d’années et culmine à 326 m. A l’exception des ardoisières et de l’exploitation de la forêt, la région n’a que peu de ressources, ce qui a causé un exode massif de la population.

Les monts d’Arrée, culminant à 384 m, sont un ensemble de crêtes séparant le Léon, au nord du Finistère de la Cornouaille, au sud, et occupant la majeure partie du Parc naturel régional d’Armorique. Cette région sauvage et désertique, où l’on retrouve landes, tourbières est un des hauts lieux de l’imaginaire breton.

Couverte d’une végétation basse et colorée composée d’ajoncs et de bruyères, la lande offre un spectacle pittoresque. Naturelle sur le littoral et les crêtes rocheuses des monts d’Arrée, la lande est ailleurs le résultat du défrichement excessif des forêts primitives. Elle était autrefois une source de fourrage et de litière pour le bétail. Le genêt servait en outre, dans les campagnes pauvres, de couverture pour les toits. Dans certains endroits, la lande présente un intérêt naturel d’exception, comme dans la presqu’île de Crozon ou sur le plateau de Lanvaux.

 

...et mer

Riche de 2730 km de côtes, la Bretagne offre des milieux très variés, succession de falaises, de dunes, d’estuaires, de vasières et de marais.

L’image la plus évocatrice de la Bretagne est celle de la haute falaise battue par les vagues, même si ce type de paysage n’est pas continu sur l’ensemble du littoral. Cependant, toutes les côtes de la péninsule sont bordées de ces à-pics rocheux dont les couleurs et les formes varient du nord au sud. Parmi les plus connues : celles de la presqu’île de Crozon, à la pointe du Finistère, les côtes du Goëlo et le Cap Fréhel, la Pointe du raz.

Une grande partie du littoral breton est occupée par les dunes et les plages de sable : dans le Finistère, c’est 20% de la longueur de la côte ; 35% dans le Morbihan.

La Bretagne est également caractérisée par l’abondance de ses rivières. Ruisselant sur les roches imperméables, elles creusent d’étroites vallées encaissées et se jettent à la mer dans de longs estuaires.

Dans le Léon, on appelle ces vallées marines des abers. Plus au sud, on se contente de les nommer rivières ou rias, comme la ria d ’Etel.

Une dizaine d'îles longent les côtes bretonnes. Sans compter la myriade d'îlôts qui parsèment le Golfe du Morbihan. Toutes recèlent des sites d’exceptions. L’ensoleillement y est plus important que sur le continent breton, et les pluies moins abondantes. Ce microclimat peut se traduire sur la végétation par la pr ésence d’espèces exotiques.