Miramar Crouesty : l’hôtel de luxe s’ouvre au grand public

L’hôtel thalasso quatre étoiles, Le Miramar, au Crouesty, veut se refaire une santé. Grâce à un positionnement moins VIP, sa nouvelle directrice veut faire bondir le taux d’occupation de 40 à 70 %.

Elle informe avoir pris personnellement le dossier en main. Marie-Antoinette Dain est présidente de Hoche-Financement, un groupe parisien immobilier, appartenant à « de grandes familles françaises » et présent dans une cinquantaine de sociétés. Cette société a racheté, le 28 novembre 2005, 100 % des titres de Royal Monceau Groupe, qui était propriétaire notamment du Royal Monceau à Paris (revendu depuis), de l’Elysée Palace à Nice et du Miramar au Crouesty (56).

Une affaire en difficulté

« Nous avons racheté Royal Monceau la veille de la liquidation judiciaire. C’était un bon sujet pour notre groupe qui s’occupe d’affaires en difficulté », indique Marie-Antoinette Dain. Le Miramar s’est ouvert en 1991, au début du développement du Crouesty voulu par Raymond Marcellin. Cette construction entre la grande plage du Fogéo et le port du Crouesty avait défrayé la chronique avec son architecture en forme de paquebot. Le Miramar compte 116 chambres et six suites. Il y a une piscine d’eau de mer à l’étage et une piste d’hélicoptère pour les VIP.

Mais, aujourd’hui, la clientèle fortunée n’est plus la priorité de l’établissement. « Le Miramar perd deux millions d’euros par an depuis qu’il existe », souligne Marie-Antoinette Dain. Hoche-Financement, précise-t-elle, « a payé par anticipation » le solde de 12 millions d’euros dû dans le cadre de la procédure de règlement judiciaire et a ajouté 27 millions en compte-courant dans l’affaire.

Tarifs à la baisse

Hoche-Financement vise l’équilibre en 2009. L’objectif est de faire passer le chiffre d’affaires de 9,2 millions à 12,5 millions d’euros et le taux d’occupation de 40 % à 65-70 %. Une nouvelle direction a été mise en place. Marie-Antoinette Dain passe deux jours par semaine au Crouesty et une directrice d’exploitation a été nommée, Nathalie Roux. Par ailleurs, 1,6 million d’euros a été investi pour refaire la décoration. « Nous ne sommes pas à Monte-Carlo », explique Marie-Antoinette Dain pour expliquer « le virage complet » pris par le Miramar.

Les tarifs ont été revus à la baisse pour être plus « conformes au marché et à l’environnement local ». L’hôtel et les soins esthétiques ne sont plus réservés aux seuls curistes. Bar, restaurant, salle de sport sont ouverts à tous et l’établissement mise sur une fréquentation à la journée. Les suites luxueuses restent à la disposition de la clientèle fortunée. Le Miramar emploie 170 personnes en CDI dont 62 pour la thalasso. S’y ajoutent 34 CDD pour la saison avec un mois de juillet qui s’annonce « meilleur malgré une conjoncture difficile ».

Source : www.letelegramme.com

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